L’affirmation de soi : au travail j’ai peur de m’affirmer !

Le lieu du travail est très certainement la réalité dans la vie où il est hasardeux à nos yeux de s’affirmer et faire entendre son point de vue.  En effet, la montée du chômage, la médiatisation des suicides en entreprise (“le syndrome France Telécom”), le harcèlement moral, le burn-out fragilisent l’employé.

Affirmation de soi au travail

Affirmation de soi au travail

Les sondages nous disent qu’il y a un certain clivage concernant la satisfaction au travail. 23% des actifs se disent “globalement satisfaits” de leur emploi contre 18% qui ne le sont pas.

Dans quelle mesure ce degré de satisfaction affiché ne cache-t-il pas notre peur de devoir avouer la réalité ?

En effet, si c’était le contraire, nous faudrait-il chercher ailleurs et prendre le risque de l’innovation et du changement ?

La psychanalyste et psychologue clinicienne Marie Pezé en témoigne dans un de ses livres : « Lorsque nous ne sommes pas d’accord avec des tâches qui sont exigées de nous, nous avons à nous remettre en question : “Je m’y suis mal pris, “Je ne suis pas à la hauteur”… Un malaise parfois instrumentalisé par des entreprises, le plus souvent pour pointer la vulnérabilité des salariés de façon à évacuer toute réflexion sur l’organisation du travail… ».

Dans une réalité semblable il est compliqué de manifester nos désaccords avec l’équipe dirigeante.

Dépasser sa peur

Dépasser sa peur

Affirmer son point de vue dans les réunions d’équipe ou du personnel

Quel est le risque que l’on pense courir en prenant la parole ?  Être exclu du groupe, ne pas être reconnu, ne pas être aimé, être considéré comme “la brebis galeuse”.

Pourtant il s’agit seulement d’affirmer son point de vue : “en ce qui me concerne, je tiens à dire…” “De mon point de vue, la situation est…”  “Mon expérience me fait dire que…”.

La prise de position claire peut aider le groupe à envisager les choses sous un autre angle et être plus utile pour l’entreprise.

Oser s’opposer à une décision du patron

Après avoir compris le pourquoi de la décision du patron, il est parfois utile de s’opposer à cette dernière sans rage et sans colère.

Il est alors obligatoire d’analyser les faits à partir de son point de vue. En effet, à partir du moment où vous parlez de vous, la relation se transforme et le patron peut écouter vos objections sans que cela ne porte préjudice, du moins si ce dernier n’est pas fermé à la discussion.

Remettre en cause mes conditions de travail

Les réunions de 18h30 m’empêchent de récupérer mes enfants, car la garderie ferme à 18h00 et mon mari fait les pauses”.

Il est utile d’entamer une négociation et d’ouvrir le débat sur des faits précis. Cela permet d’entrevoir plus largement la problématique et de donner de la consistance à vos propos.

Ne pas négocier mes valeurs

Il est improductif d’entamer un dialogue par :”c’est de l’escroquerie, c’est du vol…” mais il plus percutant de dire :” Je ne suis pas d’accord parce que cela va à l’encontre de mes convictions profondes”.

Vous parlez de vous et renvoyez à l’autre vos propres interrogations existentielles. Ainsi, vous ouvrez un espace de dialogue et de remise en question.

Défendre mon collègue malmené

Avant toute démarche, il faut écouter son collègue. Il est souvent utile de s’en référer aux personnes adéquates pour régler le problème : syndicat, médecin du travail, etc.

Être aux côtés de celui qui vit une injustice permet à ce dernier de se sentir moins seul et soutenu dans son épreuve.

Rien n’est simple…

Mettre en oeuvre ces cinq pistes n’est pas simple et demande du temps… Pour aller plus vite dans cette vision du monde du travail, faites-vous accompagner par un professionnel.

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Préparer sa retraite avec Emilie Lessard

Chers lecteurs et lectrices,

Nous sommes ravis de partager avec vous cette vidéo de Emilie Lessard : comment bien préparer sa retraite ?

Emilie est psychologue de travail et d’orientation.

Si vous aussi vous souhaitez bénéficier de ses conseils et d’un accompagnement, rendez-vous sur www.positiveyou.co.

 

LE BURNOUT : CE FORMIDABLE MALHEUR QUI M’A PERMIS D’ÊTRE MOI

LE BURNOUT : CE FORMIDABLE MALHEUR QUI M’A PERMIS D’ÊTRE MOI

Article Rédigé par Ibrahim AYDOGMUS

Chers lecteurs et lectrices,

Nous sommes ravis de partager avec vous ce formidable article de Ibrahim AYDOGMUS,

Coach certifié en développement personnel & professionnel; spécialisation en gestion du stress, burnout et risques psychosociaux.


De la fatigue au burnout : l’apport du coaching et de la préparation mentale dans l’accompagnement vers la reconstruction identitaire et vers le changement. C’est là le titre du thème traité. Afin de parachever un travail d’écriture de plusieurs mois, j’ai opté pour une conclusion sous forme imagée. N’oublions pas que le burnout reste un sujet grave, et qu’il est important de prendre des mesures concrètes dès les premiers signes afin d’éviter de s’enfoncer pendant des mois, voire des années.

J’étais dans mon monde, tout allait bien, puis progressivement j’ai commencé à observer des phénomènes étranges. J’entendais des portes grincer, des volets claquer, le vent siffler, des sons incompréhensifs me parvenaient aux oreilles, des ombres furtives me fuyaient… J’avais récolté des petits indices, mais je ne parvenais toujours pas à comprendre ce qu’il se passait. Un soir, alors que je m’endormais, il est entré avec fracas dans ma chambre.

J’avais rendez-vous avec mon histoire. Il était venu me chercher alors que je n’y étais pas préparé. Je ne voulais pas entendre parler de lui. J’ai bien essayé de le repousser, mais il était trop tard, il me tenait. J’étais fou de rage envers moi-même, je m’en voulais de mon manque de vigilance. Je pleurais sur mon sort, et m’enfonçais un peu plus chaque jour, sans que personne ne puisse me sauver. Lui était toujours là, il n’avait pas de pitié. J’ai tout essayé mais il n’y avait rien à faire, j’étais au fond du gouffre.

Avec le temps, je me suis habitué à sa présence, mon regard envers lui a évolué. Je ne sais pas si c’est le syndrome de Stockholm, mais finalement j’ai appris à le comprendre. À partir de cet instant, nos vies ont changé, il ne me semblait plus hostile. Je ne parvenais pas à m’expliquer ce ressenti. Je lui ai pardonné tous les torts qu’il m’a causés. Il devenait enfin plus humain, il m’encourageait à reprendre ma liberté. C’est devenu mon compagnon de route. Il m’a aidé à me reconstruire et à ouvrir les yeux sur mon monde. Grâce à lui, j’ai pu faire le tri dans ma vie et entreprendre de nouveaux projets. J’ai retrouvé l’espoir d’un avenir meilleur.

Un matin au réveil, j’ouvre les yeux mais il n’était plus là. Je n’ai pas eu le temps de lui dire adieu. J’aurais juste voulu lui dire merci. Merci de me permettre d’ouvrir une nouvelle page dans ma vie.
 
“Le burnout : ce formidable malheur qui m’a permis d’être moi.”

Si vous aussi vous traversez ou rencontrez le même problème, votre coach vous attend sur www.positveyou.co.

Vous pouvez également consulter les autres articles de Ibrahim sur www.icoachingu.com/blog.