La masculinité : s'agit-il d'un mythe à déconstruire ?

Faut-il déconstruire le rapport à la masculinité ?

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Faut-il déconstruire le rapport à la masculinité ?

Faut-il déconstruire le rapport à la masculinité ?

Qu’est-ce qui fait la masculinité ? S’agit-il du rapport au corps, à la manière de penser, aux relations avec les autres ? Pourquoi est-il si difficile de la définir ? Parce qu’il s’agit d’un concept ancré sur lequel on s’interroge que depuis peu de temps…

La masculinité à l’origine

La masculinité à l’origine

A l’origine, chez les grecs et les romains, la masculinité se définissait par la virilité. Celle-ci considérée comme une vertu morale était un idéal de la masculinité. Les guerriers étaient physiquement forts, vigoureux, matures, sexuellement puissants, en opposition aux femmes et aux jeunes hommes. Et comme toute quête d’absolu, cette conception de l’homme,  « le vrai » reste imparfaite, irréalisable et menacée.

Faut-il déconstruire le mythe de la virilité ?

Faut-il déconstruire le rapport à la masculinité ?

La notion de masculinité depuis lors, dans les inconscients et l’imaginaire n’a pas tant évoluée. Cependant, le questionnement du genre et de ses « attributs » dans nos sociétés commence à se poser timidement. Si l’on s’en tient à la définition du Larousse qui définit la masculinité comme étant l’ « ensemble des comportements considérés comme caractéristiques du sexe masculin », elle s’exprimerait donc au travers d’attitudes genrées qui font que tel ou tel acte sera considéré comme typiquement masculin ou féminin. Le pouvoir, la prise de décision, la capacité à contenir ses émotions est-elle seulement acceptable pour les hommes ?

Une société à rebours de l’affirmation de soi

Une société à rebours de l’affirmation de soi

Dès le plus jeunes âge, la société nous met face à des représentations idéalisées de « l’homme » consciemment ou inconsciemment. Et cela commence dès la naissance ! Les jeux d’imitation mettent en scène des petites filles jouant à la coiffeuse ou des petits garçons derrière un établi de bricolage. Le jeu participe à l’identification et le fait de catégoriser systématiquement  n’offre pas toutes les opportunités dès l’enfance. Si le gouvernement a signé une charte afin de gommer les stéréotypes liés au genre (jouets neutres et des rayons repensés) il persiste encore de nombreuses habitudes clivantes. Par ailleurs, si l’on ajoute certaines figures masculines ultra-puissantes du cinéma ou les « clichés » des publicités, l’image de l’homme reste une figure mythifiée parfois loin de soi.

Etre un homme :  des masculinités multiples et variées

Etre un homme :  des masculinités multiples et variées

Les comportements de genre ne sont pas innés, ils s’acquièrent par éducation ou par mimétisme. La masculinité peut donc revêtir des aspects multiples et variés. Il n’y a pas une masculinité (plusieurs même) mais une acceptation de soi, de ses désirs, de ses envies. Beaucoup d’hommes souffrent d’assumer une « idéologie masculine » qui n’est pas la leur. Et si l’on devenait celui que l’on est ? Sortir des diktakts, c’est être en harmonie dans son identité. Mais comment se libérer d’une image masculine répandue depuis la nuit des temps ?

L’identification est une affaire intime, c’est une rencontre avec soi-même, et non une imitation de ce que l’on devrait être.