Pourquoi faut-il apprendre à oser dire "non" au travail ?

Pourquoi faut-il apprendre à oser dire “non” au travail ?

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Pourquoi faut-il apprendre à oser dire “non” au travail ?

Dire « non » est particulièrement difficile, surtout au travail. Pourtant, refuser permet de fixer des limites aux autres et à soi-même pour mieux s’affirmer. Aussi, pour favoriser le débat et la communication, pour faire respecter ses droits ou pour se préserver, il est essentiel d’oser prononcer ce mot.

Pourquoi dire « non » est-il si difficile ?

Pourquoi dire « non » est-il si difficile ?

Pourquoi est-il si compliqué d’exprimer son désaccord ? Par peur de se sentir incapable, de décevoir ou d’être trop incisif ? Il est vrai que le refus, quand nous le recevons peut être déstabilisant ou créer une situation de malaise. Alors nous calquons nos ressentis sur ceux des autres et n’osons pas. Toutefois, dire « non » c’est garantir son bien-être.

Pour éviter de devoir dire « non », nous trouvons des formules qui nous semblent plus correctes socialement, en y allant par quatre chemins. Qui n’a pas menti à propos d’une invitation auquel il n’avait pas envie d’aller en disant « je crois que je suis malade » ou alors qu’il suffisait simplement de refuser ?  Dans un contexte professionnel, dire « non » est même d’autant plus embarrassant.

Le « non » qui permet d’avancer

Le « non » qui permet d’avancer

Si le mot « non » peut sembler à priori négatif, il peut pourtant se révéler constructif. Dans la vie en entreprise, exprimer son opposition peut permettre d’engager des débats constructifs. Dire « oui » à tout ce qui se présente et réfréner son avis ne favorise pas l’émergence d’idées nouvelles. Cela détériore l’estime de soi. Chacun peut partager son opinion, à condition que celle-ci soit argumentée et expliquée. Mais savoir dire « non » demande beaucoup d’efforts, car il s’agit d’apprendre à s’affirmer.

Le « non » pour faire valoir ses droits

Le « non » pour faire valoir ses droits

Ne pas toujours accepter, c’est aussi protéger ses droits en tant que salarié. Si votre supérieur ou vos collègues vous demandent l’impossible, vous êtes en droit de refuser. Finaliser un projet dans un délai beaucoup trop serré, effectuer des missions qui ne font pas partie de votre travail ou atteindre des objectifs trop ambitieux, sont des requêtes que l’on peut contester. D’autant plus que se plier à ce genre d’exigences engendre du stress.

Le « non » qui permet de se protéger

Le « non » qui permet de se protéger

Apprendre à dire « non » c’est aussi apprendre à se protéger. Si vous vous sentez surmené, dépassé, croulant sous une tonne de travail, il est temps de montrer votre refus. L’épuisement professionnel peut mener jusqu’au burn out. C’est pour cette raison qu’il est important de ne pas faire semblant et d’être clair quant à votre capacité à gérer votre travail. Mais encore une fois, le « non » s’explique. Attention, il ne s’agit pas de s’affranchir de l’avis de l’autre et de se fermer complètement, il faut rester à l’écoute.

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