Quand le travail prend trop de place : suis-je addict ?

Quand le travail prend trop de place : suis-je addict ?

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7 janvier 2021

Quand le travail prend trop de place : suis-je addict ?

Être disponible jour et nuit, ne plus compter ses heures, faire passer son travail en premier sont les signes d’une addiction au travail. L’épuisement professionnel met en péril l’équilibre personnel, familial et la santé mentale. Pourquoi et comment cette situation se crée ? Pour montrer son engagement, prouver ses capacités, mais aussi fuir…

Le culte de l’engagement

Quand le travail prend trop de place : suis-je addict ?

Il est vrai que l’engagement est une valeur essentielle au travail. Se consacrer pleinement à son job, se donner les moyens de grandir avec son entreprise, être dévoué, se dépasser. Mais jusqu’où s’arrête l’engagement et commence le surmenage ? Évidemment, ce n’est pas un drame de consulter ses mails en dehors de ses heures de travail, cela devient problématique en revanche lorsque l’on ne peut s’en empêcher. La surcharge de travail peut mener au burn out. Il est donc primordial de lever le pied pour s’en prémunir. La crise du Covid-19 n’arrange rien. La frontière s’amincit depuis que le télétravail est appliqué plus majoritairement qu’avant. Le contexte économique ajoute à cela la peur de perdre son emploi et donc la volonté pour le collaborateur de « faire ses preuves ».

Comment l’addiction se crée ?

Quand le travail prend trop de place : suis-je addict ?

Déjeuner en tête-à-tête avec son ordinateur, finir un dossier chez soi le soir ou le week end, consulter ses mails avant de dormir… Il temps de dire stop. Ne plus avoir de temps à consacrer à famille ou à ses amis car nous sommes submergés de travail sont des signes à ne pas prendre à la légère. Mais pourquoi certains sont-ils addicts à leur job ? Les personnes qui aiment leur travail, les perfectionnistes sont les plus touchés et peuvent s’y consacrer corps et âme. D’autre part, il y a une volonté d’être reconnu à sa juste valeur, prouver ses capacités ou démontrer sa légitimité. Au départ, se dévouer à son métier part d’un bon sentiment : aider ses collègues, ses clients, son entreprise. Au fil du temps, les accros au travail n’hésitent pas à accomplir les missions que les autres refusent, se sentant obligé d’en faire toujours plus.

Comment rééquilibrer le quotidien ?

Quand le travail prend trop de place : suis-je addict ?

Selon Santé publique France, 30 000 personnes seraient touchés en France par le burn out. Avant d’être épuisé professionnellement, il est temps de se recentrer sur soi et de prendre le temps de se questionner. Pourquoi j’aime mon travail ? Qu’est-ce que cela m’apporte d’y consacrer autant de temps ? Suis-je train d’essayer de fuir autre chose ? Dans cette boulimie de travail, il faudra s’obliger à s’autoriser des moments rien que pour soi : se consacrer à une activité qui nous passionne, se divertir. Il est urgent de déconnecter. Et si la culpabilité est trop forte, le sport ou la méditation ont fait leurs preuves et permettent de décompresser.