Peut-on obliger son enfant à voir un psychologue ?

Peut-on obliger son enfant à voir un psychologue ?

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Peut-on obliger son enfant à voir un psychologue ?

Mon enfant doit-il consulter un psychologue ? Et s’il refuse, peut-on l’obliger ? La décision doit être commune, et l’enfant doit accepter de se faire aider. 

Une décision commune

Peut-on obliger son enfant à voir un psychologue ?

Beaucoup de parents ne savent pas s’ils doivent orienter leur enfant vers un psychologue ou non. Pourtant, lorsque l’enfant ressent un mal-être, l’accompagnement par un thérapeute est essentiel. Cette démarche, de plus en plus habituelle et démocratisée n’est pourtant pas toujours facile à accepter des deux côtés. Les parents peuvent ressentir un sentiment d’échec et remettre en cause leur éducation. L’enfant, quant à lui, peut refuser catégoriquement de se faire aider. Si le parent est à l’initiative, l’enfant doit accepter la démarche. 

Comment repérer les signes ?

Peut-on obliger son enfant à voir un psychologue ?

Quels signes montrent que votre enfant a besoin de consulter un psychologue ? Les manifestations et les symptômes sont les mêmes que pour l’adulte. En effet, un enfant lui aussi a des sentiments. Et ce n’est pas parce qu’il est jeune qu’il faut minimiser sa souffrance.

Quels signaux doivent vous alerter ? Les problèmes familiaux, tels qu’un divorce, la maladie ou le décès d’un proche peuvent donner lieu à un suivi psychologique. Les changements brutaux,  également, sont aussi des signes à ne pas négliger : tristesse, perte d’appétit, chute des notes scolaires, insomnies, cauchemars, agressivité, irritabilité… Il faut observer ses enfants. 

À quel âge peut-on l’emmener chez le psy ?

Peut-on obliger son enfant à voir un psychologue ?

Il n’y a pas d’âge. Un enfant peut suivre une thérapie à n’importe quel moment, et ce même avant qu’il communique parfaitement avec le langage. Mêmes sans la parole, les enfants peuvent s’exprimer via le dessin, la pâte à modeler par exemple. Avoir recours à un suivi psychologique quand la situation est bloquée et que les parents se sentent impuissant face à la souffrance de leur enfant. La thérapie sera plus efficace chez l’enfant car il n’est pas autant « formaté » qu’un adulte.

Et s’il refuse d’y aller ?

Peut-on obliger sa fille ou son fils à voir un psychologue ? La réponse est non. La contrainte n’est jamais la solution. La thérapie n’aura aucun effet positif si vous l’imposez. Au contraire, cette approche risque de le braquer et le pousser à se renfermer sur lui-même. Si l’enfant refuse catégoriquement de se faire aider, il faudra user de la communication. On doit parler aux enfants comme aux adultes, ne pas leur mentir, et surtout écouter ce qu’ils ont à dire. 

Tout d’abord, il faut informer et déculpabiliser son petit. Lui dire que nous avons le droit d’être triste, de se sentir mal. Et comme le médecin nous aide pour les blessures et maladies du corps, le psy est là pour les bobos de l’âme. Si l’enfant ne cède pas, il est aussi primordial d’exprimer ce que l’on ressent en tant que parent. L’inquiétude face à la situation, l’envie de l’aider à se sentir mieux. Le but est de créer un climat propice aux échanges et à la confiance.