Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

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Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Depuis près de 2 mois maintenant, les réseaux sociaux affichent les quotidiens « hyperactifs » des français. Si le confinement laissait présager d’interminables moments d’ennui, c’est bien le contraire qui semblent se produire. Faire du sport dans son salon, imaginer de nouvelles recettes de cuisine, apprendre une nouvelle langue… De nouvelles passions naissent et cette nouvelle façon de vivre laisserait du temps pour exercer de nouvelles activités. Du moins pour certains. Pour d’autres, le confinement restera lié à la culpabilité de ne pas avoir assez fait. 

La to do list du confinement

La to do list du confinement

Puzzle géant, couture, réorganisation du dressing, jardinage, réouverture d’un livre laissé sur la table de nuit depuis des mois… Dès l’instant où nous avons su que nous serions enfermés à la maison, la peur de l’ennui est apparue. Beaucoup d’entre nous ont dressé la liste des choses à faire absolument avant de retrouver notre routine d’avant. Mais pourquoi faut-il absolument mettre à profit cette période pour accomplir ? Et si je n’en profite pas pour me consacrer à de nouvelles activés, serais-je passé à côté du confinement ?

La vie rêvée des réseaux sociaux 

Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Reflet de l’extérieur, les réseaux sociaux sont désormais notre fenêtre sur le monde. Consultés à longueur de temps, nos journées s’écoulent au rythme des défilements frénétiques sur les applications. S’ils offrent un contenu riche, novateur ou plus léger, depuis quelques semaines nous suivons le quotidien des autres et leur épanouissement affiché, face à une réalité qui semble bien plus déprimante. 

Les réseaux sociaux entretiennent une culpabilité dès lors où l’on ne se sent pas en phase avec les autres. Mais ils sont surtout sont les miroirs déformant de la réalité. Ils ne donnent à voir que des fragments de vie édulcorée. L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.

Inutile de culpabiliser

Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Une vie est-elle sans intérêt dès lors qu’elle semble “vide” ? Si je ne suis pas productif, suis-je à la hauteur ? La période suscite questionnements et repli sur soi. Culpabiliser, c’est inutile et sans intérêt, mais c’est normal. On peut s’en affranchir en faisant une introspection, sans le regard des autres. Il ne s’agit pas là de réaliser des prouesses artistiques mais tenir un journal intime par exemple ou toute autre activité valorisant l’imaginaire (et donc l’inconscient), plutôt que la réflexion pure est essentiel. La méditation aussi est un bon moyen de s’écouter soi-même.

L’art de ne rien faire

Culpabilité en confinement : suis-je assez productif ?

Nous connaissons les bienfaits de l’ennui sur l’imaginaire, mais ne rien faire délibérément peut aussi être salutaire pour notre santé mentale.  Le Niksen, concept venu des Pays-Bas prône l’art de l’oisiveté, le lâcher prise et tout cela sans culpabilité. Le Niksen se pratique 15 min par jour et consiste à faire le vide dans sa tête, et ne rien faire. 

Arrêter de se mettre la pression et combler ses propres désirs, c’est ça le plus important. Ce n’est pas si grave de repousser les séances de sport ou de ne pas réussir à enchaîner trois pages d’un roman, le principal c’est de se faire du bien. Et puis finalement, ne rien faire c’est quand même faire quelque chose !